Time to Forgive

« They're gone, they come back, and now it's time to forget and to forgive...»
 
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 Don't cry little Princess || James

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Anna Abel

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MessageSujet: Don't cry little Princess || James   Sam 13 Déc - 5:04

    Miss Abel avait le coeur en morceau. Oh pourquoi ? Sans doute parce que la nuit dernière, elle avait fait la seule chose dont elle rêvait depuis de longues années, et qu'elle n'en avait aucun souvenir... Oh mais si ce n'était que cela, mieux valait avoir oublié, avoir refoulé jusqu'à la plus petite parcelle de tendresse qu'Alex avait bien voulu lui accorder, c'était mieux ainsi. Mais non, si dans son esprit chaque sensations, chaque minutes qu'elle avait passé dans ses bras, chaque regard qu'il avait pu lui jeter,avaient été effacés par l'abus d'alcool et son état d'ébriété avancé lors de leur nuit de passion. Par contre, les paroles cruelles qu'il lui avait dit par la suite, elle n'en avait pas oublié un mot. Est-ce que ce jour aurait pu être pire? Non, surement pas, Anna sentait son monde s'éffondrer devant ses yeux. Elle qui, avait cette vidéo, après sa graduation, avait quitté Sacramento sans même un regard derrière, sans un regret pour son ancienne vie. Elle qui avait l'habitude de fréquenter les bars et des hommes beaucoup trop vieux pour elle, elle qui avait comme mode de vie, un rythme débauché et des regrets amères, elle avait tout laissé derrière elle pour aller étuder à Oxford, pour aller en Angleterre et reprendre sa vie en main. Quatre années c'était écoulées et elle avait réussi à tout oublier, Alex et le reste, elle était sage, elle était douce et elle aurait presque pu se racheter...elle était bien. La brunette avait apprécié ses études, elle avait apprécié sa nouvelle ville et elle ne comptait jamais remettre les pieds dans cet endroit qui l'avait tant fait souffrir...

    Mais bon, il ne faut jamais dire jamais, les supplications de sa mère ainsi que son état de santé en pleine détérioration avaient fini par avoir raison de ses résolutions et elle avait pris l'avion pour sa ville natale. Un appartement avait été loué et elle avait tenté de se tenir loin des lieux qui lui rappellaient de mauvais souvenirs... elle ne voulait plus rechuter dans cet enfer, cette souffrance et ces vices... Mais tout c'était déroulé trop vite, elle était allée dans ce bar et elle avait décidé de fêter...puis ce garçon était venu, il avait bu avec elle et finalement, tout c'était terminé au lit...dans son lit à lui. Ce n'est qu'au réveil qu'elle avait réalisé qu'il s'agissait de celui dont elle rêvait depuis tellement longtemps..

    Trop douce,trop naïve, Anna lui avait même fait une déclaration, elle lui avait avoué ces sentiments si profonds, si doux qui lui troublaient le coeur à chaque fois qu'elle pensait à lui, depuis qu'elle l'avait vu, depuis qu'elle avait quatre ans. Hélas, ce ne fut pas réciproque et le tout fini dans une dispute assez pathétique, si bien qu'Anna, fini par rentrer chez elle sans rien dire, les larmes aux yeux. Dehors, il pleuvait, rien de bien agréable, mais elle n'aurait accepté aucune autre température, celle-ci reflétait exactement son coeur. Elle était brisée, démolie, ça faisait tellement mal, c'était presque une torture cette douleur intense qui lui coupait le souffle et lui donnait envie de pleurer jusqu'à en perdre conscience. Mais même les larmes, elle le savait, ne pouvaient enlever ce poid, cette solitude pesante qu'Alex arrivait à instaurer dans son âme. Il ne voudrait jamais d'elle, elle le savait, elle n'était ni grande ni blonde, elle n'était pas Ashley et elle ne le serait jamais... mieux valait confronter la réalité...Ce n'était pas moins pénible.

    Elle aurait voulu que quelqu'un soit là pour s'occuper d'elle en ce moment, elle avait tellement de mal à seulement marcher seule... à seulement porter son corps. Sentir la pluie sur son visage avait au moins le mérite de cacher ses larmes, personne ne voit des pleurs sous la pluie torrentielle non? Arrivée à son appartement, enfin, ce lieu si vide qui, à ce qu'elle en savait, était à elle seule, elle n'avait toujours pas eu un collocataire attitré, serait son petit coin, son havre... Anna poussa sa porte sombre et pénétra dans le logement qui était blanc, comme n'importe quel 4 1/2 dans lequel on vient d'emménager. Elle n'avait pas encore eu la chance de s'installer et, outre sa chambre, au bout, aux murs peints d'un beige appaisant et aux mobilier blanc, rien n'était personnalisé. Mieux valait attendre un collocataire non? Dans l'état pathétique dans lequel elle était, Anna ne pris pas ses messages, elle aurait du, elle aurait alors su que son collocataire arriverait aujourd'hui. Mais non, dans l'ignorance, elle fonça dans la salle de bain. Elle était seule, alors elle ne fit pas attention et laissa la porte ouverte : ça évitait à la vapeur de l'aveugler et puis, la pièce était tellement petite que ça devenait rapidement chaud à en mourir..en plus la poigné était défectueuse. Tant de détails qui n'avaient pas d'importance, elle était seule.

    Anna fila sous l'eau bouillante, tellement chaude que sa peau normalement blanche comme la neige devenait d'un rouge presque inquiétant. Tant pis, elle appréciant et elle tenait absolument à retirer toutes les traces d'Alex sur son corps, sinon elle ne pourrait jamais l'oublier, elle en était certaine. Attrapant son savon à la vanille, elle se frotta frénétiquement les bras comme si elle voulait réellement s'arracher chaque parcelle de peau. L'opération dura une bonne demi-heure, si bien qu'elle n'avait pas du tout remarqué que quelqu'un était entré dans l'appartement. Une fois satisfaite, autant que possible, elle attrapa une serviette dans laquelle elle enroula son corps fin et svelte. Elle était toute petite, toute mignonne, une vraie poupée de porcelaine, si fragile. Elle avait encore les larmes aux yeux...elle était tellement écoeurée, exaspérée et épuisée de pleurer, si elle tentait de se souvenir de cette ville...c'était toujours des larmes, toujours de la souffrance. Son coeur lui fasait tellement mal... ça avait toujours été ainsi non? Non. Il y avait, pendant environ une demi année, eu un homme, quelqu'un qui, sans arriver à faire battre son coeur en miette, agissait comme un baume et arrivait à la calmer. D'ailleurs, il n'y avait que lui qui connaissait ses problèmes, ses vices de A à Z et qui voulait toujours d'elle. Oh combien de fois elle se souvenait s'être endormie, en larmes, à bout, épuisée, dans ses bras ...

    Il était tellement patient, tellement doux, tellement compréhensif,c 'était sans doute le seule homme avec lequel elle avait fait l'amour sans avoir à être sous l'effet d'alcool...elle lui faisait totalement confiance... sauf que bon, c'était son enseignant et avec la vidéo, il était parti sans un mot. C'était ironique, elle avait tout fait pour le repousse et maintenant, elle aurait voulu qu'il soit là...Pour qu'elle l'utilise encore? Pour qu'elle se moque une fois de plus, qu'elle se serve de lui jusqu'à ce qui ne soit plus bon à rien... Non, c'était trop cruel... James avait été un rubis parmis les caillou, un somptueux cadeau des cieux et maintenant, il était un vieux souvenir.. le genre de souvenir doux qui vous appaise et vous fait sourire lorsque vous y pensez.

    D'ailleurs, juste de penser à lui la faisait sourire et lui procurait un peu de réconfort. Enroulée dans sa serviette, laquelel lui arrivait à mi-cuisse, elle se rendit à sa chambre, la porte d'à côté, sans jamais remarqué qu'il y avait quelqu'un d'autre dans l'appartement, dans le salon pour être plus exacte...et que celle personne l'avait sans doute remarqué. Elle avait envie de musique, ça avait toujours eu un effet bénéfique sur sa petite personne, c'était une des seules choses capable de la calmer. James jouait souvent pour elle... Pourquoi est-ce qu'elle pensait à lui là? Un vieux souvenir, il lui manquait? Non...en réalité, elle était tout simplement aussi démolie et aussi en morceau qu'avant, quand elle allait le retrouver...mais cette fois, il n'était pas là, il ne serait plus jamais là, Appuyant sur le bouton "On" de sa radio, elle laissa la mélodie jouer assez fortement dans l'appartement. Et alors que le refrain commença, elle se rendit dans le salon...pour tomber nez à nez avec un visage tellement connu et tellement chérit.


    Like a gift from the heavens, it was easy to tell,
    It was love from above, that could save me from hell

    Ironique non? C'était exactement ça ,elle qui attendait un ange, un prince pour la sauver... ses voeux auraient-ils été exaucé? Qui sait...elle ne l'aimait pas lui, mais il lui avait toujours été indispensable, et elle voulait faire son deuil d'Alex..Anna posa ses prunelle bleutées noyées de larmes sur cet homme qu'elle connaissait par coeur, cet homme qu'elle avait parcouru tant des doigts que des yeux beaucoup trop souvent..Cet homme qui lui avait enseigné un jour et qui pourtant, avait toujours été là pour s'occuper d'elle. Elle avait sursauté et elle tenait cette serviette blanche et humide contre son corps si frêle...C'est pas comme s'il ne l'avait jamais vu mais quand même, ce n'était pas le moment. Pas certaine de ne pas imaginer ce genre de chose elle fit un pas vers lui en oubliant la tenue, ou l'absence de tenue, qu'elle avait. D'une main, elle tenait sa serviette, de l'autre, elle posa ses doigts fins et glacés sur sa joue, elle pencha son minois. Tout son être reconnaissait cette peau, ce visage, ces yeux...cet homme. Elle en avait le souffle coupé... Les larmes coulèrent une fois de plus sur ses belles joues rosées et, d'une voix tremblante, étouffée par l'émotion, d'une voix tellement faible et à la fois, tellement soulagée, elle murmura son nom comme celui d'un secret presque oublié..puis, elle lui avoua une fois de plus, ce tourment qui lui broyait le coeur.... Encore une fois, il était venu la trouver dans son enfer.

    Anna : ... James... .............. je ....... ne me laisses plus jamais ... j'ai .. j'ai peur toute seule... je déteste être toute seule...

    C'était plus fort qu'elle, les larmes coulaient encore et encore alors qu'elle n'arrivait pas à bouger, prise entre l'envie de se blottir dans ses bras et celle, plus raisonnable, de prendre de ses nouvelles et de savoir si il avait quelqu'un d'autre... de savoir pourquoi il était là et si réellement, il était encore d'accord pour porter cette petite poupée incapable de marcher seule...
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James A. Evans

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MessageSujet: Re: Don't cry little Princess || James   Dim 14 Déc - 18:33

    Il nageait dans un état d’incompréhension extrême, qui aujourd’hui atteignait des sommets. La question piège : pourquoi avait-il eu l’idée sotte et grenue de vouloir rentrer à Sacramento? Il n’aurait jamais dû faire une connerie pareille. Pourquoi avait-il pensé qu’il pourrait s’en sortir sans séquelles? Pourquoi avait-il songé à partir si lâchement, lorsque la vidéo avait été diffusée? Ça c’était brillant. Laisser Anna aux pattes sales d’autres mecs pas très nets, c’était effectivement la meilleure chose à faire.. Mais qui dit qu’elle n’était pas consentante? Savait-elle ce qu’elle faisait, ou au contraire tout était sous l’emprise de l’alcool? Lorsqu’elle couchait avec des mecs, lorsqu’elle caressait leur peau, lorsqu’elle les embrassait.. En était-elle simplement consciente? Il en doutait. Il voulait s’assurer qu’elle allait bien. Il s’était dit qu’il n’était que de passage, qu’il allait disparaître après. Effectivement, peut-être que c’était la solution. Mais s’il s’apercevait qu’elle était seule, et par-dessus tout.. En pleurs? Mais pourquoi aurait-il pitié d’elle puisqu’elle couchait avec le premier inconnu venu? Comme si elle s’écrivait dans le front « Disponible pour faire l’amour n’importe quand à n’importe quelle heure. » Il avait l’impression d’être trahi, mais en même tant, pourquoi se rappellerait-elle de lui? Qu’avait-il de spécial? Parce qu’entre 38 mecs différents, même si l’un reste plus longtemps, on l’oublie sûrement 4 ans plus tard, imaginez le nombre d’homme qu’elle a pu se taper depuis.. Non, James ne la prenait pas pour une pute. Mais il savait que lorsqu’elle buvait de l’alcool, ça finissait souvent dans le lit d’un mec différent à chaque fois. Il voulait sortir du lot, mais y arriverait-il? Anna était si instable! Il avait l’impression de ne servir à rien. D’être le bouche-trou de la gang. Que lorsqu’elle allait être calmée, elle allait partir se trouver un autre type et le laisser en plan. Seul. Démuni.

    Penser à ça relevait de la cruauté. Comme s’il la trahissait à son tour. Comment pouvait-il penser de telles atrocités? Bonne question. Il n’en avait pas la moindre idée, sinon qu’il en était presque convaincu. Pourquoi? Toujours ce mot atroce, qui revenait sans cesse. Il voulait avoir une réponse à ses questions, et la seule manière c’était d’aller lui poser en face. En aurait-il simplement la force? Pas sûr.. Lâchant un soupir exaspéré, le jeune homme posa sa tête contre le hublot. Il regarda les nuages défiler sous ses yeux, se demandant combien de temps il allait encore se morfondre. Combien de temps avant d’affronter son destin? Parce que oui, s’il n’arrivait pas à la chasser de sa tête, c’était sûrement parce qu’elle avait un rôle important à jouer dans sa vie. Il osait espérer arriver bientôt pour tout remettre au clair. Parce qu’à présent, il se sentait tellement bizarre. Excité mais en même temps anxieux. Il voulait que la réaction de la demoiselle lui soit favorable. Sinon, comment réagirait-il? Allait-elle le repousser? Oh non, s’il vous plait, non.. Je vous en supplie, si seulement vous pouvez faire quelque chose, essayez qu’elle soit heureuse à son arrivée.. Au moins.


    « Attachez vos ceintures. Atterrissage dans 10 minutes. Nous entamons notre descente sur Sacramento. »

    Ah oui? Il releva faiblement la tête, pour la laisser retomber. Il avait dormit et ne s’était pas détaché. Une hôtesse de l’air passa pour lui donner un bonbon à sucer pour contrer le fait que descendre bouche les oreilles. Il dût par contre bailler plusieurs fois, ce qui atténuait le mal. Être en avion avait toujours été.. Une expérience. Il détestait l’atterrissage, par contre. Décoller, c’était cool. Atterrir, beaucoup moins. Fermant son portable, il ferma également la plaquette et rangea l’ordinateur dans son sac. Ainsi préparé pour l’atterrissage, James jeta un coup d’œil à l’extérieur. Bientôt, ils perceraient la masse de nuage. Il entrevoyait des champs. C’est en se mordillant la lèvre inférieure qu’il attendit sagement en observant dehors, complètement déconnecté de la réalité. Ce fut son voisin (ou sa voisine, l’avait-il simplement remarqué, lunatique comme il l’était?) qui, en lui tapotant l’épaule, le ramena sur Terre. James tourna la tête en sa direction. Une jeune femme, plus jeune que lui de quelques années sûrement. Beaucoup trop de mascara. Maquillage en quantité industrielle. Rouge à lèvre beaucoup trop écarlate sur les lèvres. Grosse, que dis-je, énorme poitrine, sûrement résultat d’une opération chirurgicale. Affreuse demoiselle, donc.

    « Comment tu t’appelles, beau goss? »
    « T’as des verres de contact? »

    La jeune femme fut restée surprise par la brusque question du britannique.

    « Euh.. Oui, comment t’as deviné? Et pourquoi tu voulais le savoir? »
    « Ce sont des lentilles de couleur. Le bleu est beaucoup trop éclatant, beaucoup trop surnaturel, beaucoup trop.. Bleu. Et moi c’est James. À présent, laisse-moi. »

    Rien de tel pour clore une conversation, hum? Le beau brun afficha une mine satisfaite et se plongea dans la contemplation de ses mains croisées et posées sur ses cuisses. Il tourna lentement les pouces, affichant clairement qu’il en avait rien à faire du regard insistant de madame-aux-lentilles-de-couleur sur lui. C’est quoi, elle voulait coucher avec lui? Sûrement. C’était le cas de beaucoup, d’ailleurs. Dommage qu’il n’en ait qu’une en tête.. Celle-là, elle lui aurait demandé d’aller faire le tour de monde pour elle et il l’aurait sûrement fait. Celle-là, toutes les promesses qu’il lui avait faites, il allait les réaliser. Elle lui avait demandé, en blague, de composer une berceuse pour elle. Une berceuse au piano, où se mêle également sa voix. Il l’avait fait. Elle était enfin terminée, cette berceuse. Il l’avait recommencée maintes fois, la voulant parfaite. À présent, il ne restait plus qu’à trouver le bon moment de la lui jouer.

    « Monsieur.. Monsieur? Il est temps de descendre à présent. »

    Une hôtesse de l’air venue le secouer. Tous les passagers étaient sortis. Relevant brusquement la tête, James ramassa ses affaires (un sac à dos et son portable) puis descendit prestement de l’avion. Le besoin de respirer l’air frais se faisait pressant. Le beau brun se passa une main dans ses cheveux et attendit sagement sa valise, comme tout le monde. Chanceux, il l’eut quasiment en premier et il put partir dès que possible. Il la prit et déguerpit. Il appela un taxi, ne souhaitant pas y aller à pied quand même. Lorsqu’il s’engouffra dans l’auto jaune et que la portière se referma sur lui, c’est là qu’il commença véritablement à réfléchir à ce qu’il allait dire à Anna. N’était-ce pas là ce qu’il avait essayé de faire durant tout le trajet d’avion? Oh, sûrement. Mais.. S’éclaircir les idées n’avait rien de mal. À présent, il ne restait plus qu’à attendre que le tout arrive et d’improviser, je suppose. Oh my god.. Ça craint. Il savait juste l’essentiel de ce qu’il souhaitait dire. Il voulait lui faire savoir que lorsqu’il était partit, il ne la quittait pas réellement. Que pour lui, ce n’était pas fini. Et que ce ne l’était toujours pas, dans le fond.. Souhaitait-il la reconquérir? ... À suivre.

    Il s’était endormit. Oh, un bon lit ne lui ferait pas de mal. S’étendre sur le matelas, et dormir jusqu’à ce qu’Anna ait besoin de lui, ou vienne le chercher. Il voudrait rester là jusqu’à ce que la fin du monde arrive, tant qu’à y être. Soudain, l’anxiété prit rapidement la place du reste chez lui. Et si elle l’avait oublié? Et si elle le repoussait, si bien qu’il doive partir sous le poids de la souffrance? Peut-être regrettait-elle. Il osait espérer que non. James sortit du taxi qui s’était arrêté il y a de cela deux minutes. Il avait payé également et la mine satisfaite du chauffeur lui fit comprendre que, lunatique comme il était, il avait peut-être donné un peu trop de pourboire. M’enfin, c’était pas si grave que ça. Le jeune homme sortit donc de l’auto, prit ses valises et en route vers l’université. Dans le hall d’entrée qui lui était beaucoup trop familier, il jeta un coup d’œil vers la secrétaire. Oh et merde, c’était une jeune et « jolie » femme.


    « Je peux faire quelque chose pour vouuuuuuus? » roucoula-t-elle en sa direction.

    C’est en soupirant qu’il se dirigea vers elle.

    « Je m’appelle James Andrew Evans. Eum.. Disons que ça fait un bout que je n’ai pas remit les pieds ici. J’ai.. Comment dire? Je ne savais pas trop où demander les clés de l’appartement, alors je suis venu ici. »

    Ouuh, elle allait pouvoir l’aider, m’enfin essayer du moins et ainsi allonger les minutes en sa compagnie.. Waaouw. Palpitant, sincèrement.

    « Ohhhhhhhhh. Je pense que je peux vouuuuuus être utile.. Jaaaames Andrew Evans, c’est ça? Bien. Vouuuus êtes avec Anna Abel et voici les clés. »

    Oh mon dieu. Il était avec ELLE. Et si.. Et si ça tournait mal? Et si c’était terrible, s’il devait supporter son regard furibond pendant tout ce temps? Il le savait, il aurait dû rester en Angleterre, c’est beaucoup plus sûr.. Il se dirigea néanmoins d’un pas assuré vers l’appartement, traînant son sac à dos, son portable et sa valise. Expirant et inspirant avec une lenteur exagérée, il se calmait avant la possible bataille. Lorsqu’il entra dans l’appartement, la blancheur des murs le fit sursauter. N’était-elle donc pas en état de peinturer, de décorer? C’était si terne que ça lui faisait presque peur. Il posa ses affaires sur le sol et regarda la porte ouverte de la salle de bain. Il s’assit sur le bras d’un divan et attendit. Peut-être se croyait-elle seule.. Ne l’avait-on pas averti qu’il arrivait? Ou peut-être avait-elle simplement oublié de regarder ses messages. Puis, une silhouette parfaitement bien connue sortit de la salle de bain, enveloppée dans une serviette blanche. Son cœur fit un bond dans sa poitrine mais il ne dit rien, se contentant de la regarder avancer. Juste à la regarder, il comprit qu’elle était souffrante. La tête baissée, elle ne l’avait même pas vu arriver. Il était resté bêtement là, à attendre qu’elle remarque sa présence. Ce qui ne manquerait sûrement pas d’arriver.. Elle mit de la musique sans même se soucier de lui, puis elle se retourna.

    Elle était toujours aussi belle, toujours aussi fragile. Ses cheveux noirs étaient mouillés et ils dégouttaient légèrement. Son corps était toujours aussi fin et gracieux. Si ce n’était pas son expression, elle aurait été parfaite. Parce que la pauvre semblait dévastée. Brisée, totalement. Qui donc avait pu faire ça? Il sentit la colère monter en lui, comme une vague qu’il tenta vainement de repousser. Fermant les yeux, il inspira doucement. Il réussit à se calmer à la troisième inspiration. Il rouvrit ses yeux verts, deux émeraudes sur un visage d’ange. Il observa la jeune femme, silencieusement. Elle s’approcha de lui et posa sa main sur sa joue. Le contact glacé le fit frémir. Puis elle se perdit dans ses paroles, murmurant son nom d’une façon qu’il adorait. Elle disait de ne plus jamais la laisser, qu’elle détestait être seule.. Il espérait juste qu’avec de pareils paroles, elle n’allait pas aller batifoler avec un autre type. Lorsqu’elle finit de parler et qu’elle le regarda dans les yeux, il la prit dans ses bras et la serra contre lui. La tête de la jeune femme reposait dans son cou et elle parut se détendre légèrement. Il posa délicatement ses lèvres sur sa tête et soupira de bien-être.


    « Anna.. Chuut. Ça va aller, d’accord? Ça va aller. Je suis là. »

    Il respira quelques instants et finit le reste de sa phrase, beaucoup plus bas cependant.

    « Ne me quitte pas non plus.. Tu m’as manquée tu sais. »
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MessageSujet: Re: Don't cry little Princess || James   Dim 14 Déc - 21:20


    Anna sortait de la salle de bain, vous savez cette pièce dans laquelle elle venait de gâcher presque une heure de sa vie à frictionner sa peau pâle et parfaite avec du savon…cette pièce où elle avait espéré laisser l’eau chaude retirer sur son corps, chaque traces d’Alex. Elle n’entendait rien, elle semblait dans un état second. Les larmes aux yeux, la jolie brunette se déplaça vers sa chambre, elle frissonnait. L’air glacial de décembre lui brûlait la peau et sa serviette humide ne pouvait pas vraiment la réchauffer. Ce froid était plus que chronique, elle avait non seulement froid, en apparence à cause de ses pieds nus sur le planchés glacé…mais aussi intérieurement. Alex l’avait démoli, il avait brisée et elle avait l’impression que plus jamais elle ne pourrait se relever. Son petit cœur était tellement meurtris que de seulement entendre le nom de ce garçon lui faisait l’effet d’un coup de poignard. Ça lui broyait le cœur, ça lui coupait la respiration et elle avait l’impression de mourir à chaque fois. Si elle avait pu, elle aurait pleuré, pleurer jusqu’à ce que toutes ses larmes, celles qui lui laissaient une impression de lourdeur sur la poitrine s’en aillent. Mais c’était impossible, elle restait là, avec le désir de s’ouvrir le poitrail pour libérer cette douleur muette qui la ravageait d’en dedans…Oui elle souffrait, plus que quiconque et cela, personne ne pouvait le comprendre. Anna alluma ensuite la radio, un peu de musique lui ferait le plus grand bien, c’était encore la seule chose qui arrivait à calmer son âme tourmentée. Un jour même, elle avait demandé à James de lui composer un morceau, quelque chose de doux pour l’aider à s’endormir…Oh mais il ne l’avait jamais fait, et il avait du oublier… Stupide James. Il lui avait même fait accroire qu’il revenait à Sacramento, Anna n’en croyait rien… La demoiselle, entourée dans une serviette de bain qui lui arrivait à la mi-cuisse, retourna dans le salon, pour enfin tomber nez à nez avec James… Ainsi, il n’avait pas menti?! Elle sursauta, évidement, puis resta figé à le dévisager de ses magnifiques perles océaniques. Que dire dans un tel moment? Rien. Elle s’était approchée et avait parcouru sa joue de ses doigts glacée, cherchant des mots…Elle voulait s’assurer qu’il était réellement là, qu’elle ne s’imaginait rien. Une fois rassurée, elle fondit en larmes et lui avoue, le cœur à vif, qu’elle était au bord du gouffre et qu’une fois de plus, elle avait besoin de lui, tellement besoin de lui.

    Comme s’il avait compris qu’elle était incapable de bouger ou de lui avouer ce qui l’embêtait à ce point, comme si d’un regard il avait saisit ce qu’elle cachait dans son âme, James l’attira contre lui et posa ses lèvres sur son front. Il avait cette façon de prononcer son nom, elle ne pourrait jamais s’en passer, si doucement, si tendrement, comme si, juste à l’entendre, elle pouvait oublier qu’elle n’était rien de plus qu’une trainée. Anna se blotti contre lui et posa ses petites mains sur son torse, enfouissant sa tête dans le cou de James. Elle était bien là, apaisée, calme, elle se serrait un peu plus près, comme si elle n’avait pas voulu qu’il la lâche. Elle entendait son cœur battre, une douce mélodie qui avait toujours eu le don de poser un baume sur son cœur à vif. Soupirant, la ravissante demoiselle ne dit rien à l’écoutant lui parler à voix basse. Il avait une voix grave et elle avait toujours apprécié, elle avait toujours aimé l’entendre lui dire des mots doux tout bas. Et elle, il y avait tellement de chose qu’elle aurait voulu lui avoué là, serrée dans ses bras, protégée par son étreinte, réchauffée par ses bras. Elle en oubliait tout, jusqu’à sa tenue indécente, il n’y avait plus que lui qui comptait, plus que cet homme présentement, et une douce chaleur qui semblait lui redonner souffle de vie. Elle aurait voulu parler, lui demander pardon, lui dire qu’elle était réellement et sincèrement désolée, qu’elle s’en voulait pour tout ce qu’elle lui avait fait subir et tout ce qu’elle lui ferait subir. Elle voulait lui dire que quatre ans au paravent, elle ne regrettait rien, elle voulait lui affirmer la réalité, quand elle était avec lui, au début, c’était un jeu, il était un mec comme les autres…mais qu’au fur et à mesure, elle s’était attachée. Amoureuse, sans doute pas, mais elle envisageait réellement une relation avec lui et elle avait tenté de lui dire…Cette fois, entre deux cours, quand elle était allée le retrouvé dans son bureau et que, incapable de s’arrêter, elle avait posé un baiser sur ses lèvres, elle avait voulu lui dire que pour lui, elle voulait faire un effort et que s’il l’acceptait, il n’y aurait plus que lui…Mais non, elle avait du partir avant d’être surprise et, elle ne lui avait jamais dit : la vidéo était présentée quelque jours plus tard. Anna s’en voulait tellement, et pas que de cela. Si elle avait vu, revenir quatre ans en arrière, elle aurait abandonné Alex, si elle pouvait tout recommencer, elle ne gâcherait rien cette fois, elle n’hésiterait même pas, elle lui donnerait son cœur. Si c’était à refaire, elle choisirait James, elle lui donnerait tout et elle ne chérirait que lui. Elle avait voyagé et elle avait compris que personne ne savait chérir son cœur fragile comme lui. Oui, si c’était à refaire, elle choisirait de tomber amoureuse de lui. D’abord avec sa tête, mais c’était impossible que le cœur ne suive pas.

    Il murmurait son nom et, en petite demoiselle fragile qu’elle était, elle aurait aimé qu’il le répète encore et encore, elle tirait sur son chandail pour l’attirer un peu plus près d’elle, les larmes ruisselant toujours sur ses joues rosées. Elle voulait lui dire qu’il lui avait manqué, qu’elle ne pouvait pas se passer de lui mais les mots restaient bloqués dans sa gorge. Elle le serrait plus près pour tenter de lui faire comprendre ce qu’elle n’arrivait tout simplement pas à dire, qu’il lui avait manqué aussi. Dans son esprit, tout était confus, elle n’arrivait pas à savoir pourquoi il était là, comment il l’avait retrouvé et les questions se bousculaient. Au bout de quelque minutes, elle releva son minois vers lui, confuse, et plongea son regard bleuté dans celui de son ancien enseignant. Elle ne pouvait quand même pas nier qu’il y avait quelque chose entre eux. Quoi ? Elle n’en savait rien, mais un sentiment assez fort s’emparait de son petit cœur quand elle le voyait et sa tête tournait. Bon, ce n’était pas Alex, ce n’était donc pas de l’amour…mais elle était possessive et jalouse quand on parle de James, comme s’il était sa peluche préférée et qu’elle ne voulait laisser personne jouer avec. Ah Anna, c’était encore une gamine dans le fond, elle n’aimait pas partager ses jouets préférés. Reprenant ses esprits, la jolie brunette finie par ouvrir la bouche et demander clairement à cet homme ce qu’il faisait là, chez elle….

    Anna : James……..pourquoi t’es revenu …

    Oui elle voulait savoir, elle désirait connaître la raison de son retour. Une petite partie d'elle, naïve, espérait qu'il lui dise que c'était pour elle, à cause d'elle, que c'était pour la revoir. N'importe quoi, elle savait très bien que personne n'attend éternellement. Anna l'observait comme si elle tentait de graver chaque traits dans sa mémoire. Oui, il lui avait manqué...mais de là à dire qu'elle avait des sentiments pour lui. Ça n'avait aucune importance, avec Alex, c'était mort, c'était terminé, ça avait commencé pour lui prouver que jamais,sans l'influence d'alcool, il ne voudrait d'elle. Miss Abel était lasse, lasse et épuisée, elle n'avait pas envie de parler, de raconter ses malheurs, elle voulait oublier et cela, elle y arrivait tellement bien dans les bras de James...Ah mais pour cela, elle finissait toujours par agir comme une trainée, par le draguer et ne réussir à lui prouver que, lui ou un autre, ça ne faisait aucune différence. C'était bien trop souvent vrai. Sans vraiment lui donner le temps de répondre, ses mains froides avaient glissées sur les joues du jeune homme et ses lèvres s'étaient posées sur les siennes. C'était plus comme une façon détournée de lui demander du réconfort qu'une vraie preuve d'amour. Il n'était pas niait au point de croire que la poupée sans âme qu'elle était pouvait réellement avoir un coeur pour aimer et chérir non? Elle espérait seulement qu'il ne pose pas de question, elle ne voulait pas lui raconter tout cela...et en même temps, elle savait qu'elle ne pourait rien lui cacher, ça avait toujours été ainsi. Au bout d'un instant de baiser, qu'il prolongea ou pas, elle fini par se reculer avec une moue indifférente. Elle soupira, mieux valait tout lui dire maintenant...Il acceptait, ou il partirait encore pour l'abandonner.

    Anna : J'ai couché avec Alex.... et puis....... il ne connaissais même pas mon nom ..

    James était assez intime avec Anna pour connaître cette histoire. Alex était un ami d'enfance, elle en était amoureuse depuis toute petite, depuis le premier regard. Puis était venu le lycée, elle avait été la cible de moquerie et elle était traitée comme la petite rejetée de service. Il le savait, il l'avait trop souvent vu toute seule pour en douter... Il savait également combien elle souffrait qu'Alex ne lui parle plus et qu'il ne la traite plus comme une amie, qu'il tourne autour des filles populaires et qu'elle soit...invisible. Cette histoire l'avait démolie il y a quatre ans, il le savait ... James pouvait comprendre mieux que personne à quel point c'était difficile pour Anna, de remarquer que ce garçon qu'elle chérissait comme un trésor, comme un bijoux, ne la voyait même pas au point d'avoir oublié le nom de son amie d'enfance. Elle était démolie, c'était facile à voir : les yeux rouges, signe qu'elle avait pleuré, les traits tendus... et son petit corps si frêle qui ne demandait qu'à oublier, une fois de plus, toutes ses larmes et toutes ses erreurs dans les bras de son ancien professeurs. Il avait sa confirmation non ? Elle allait mal ,très mal et personne ne pourrait jamais changer cela...sauf peut-être lui. Après les avoeux, la poupée fondit en larmes, une fois de plus.
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